Vitesse de corrosion due aux BSR divisée par 10 dans une installation pétrolière
Vitesse de corrosion due aux BSR divisée par 10 dans une installation pétrolière.
Station de collecte de pétrole, Chine – séparation du pétrole et de l'eau par apport de chaleur
Cette station de collecte sépare le pétrole de l'eau. Le procédé est facilité par un apport de chaleur dans le système. Le principal problème rencontré est la corrosion. Le gisement étant situé près de la mer de Chine, beaucoup d'eau saumâtre est utilisée pour maintenir la pression du réservoir. Cette eau y apporte une grande quantité de sel, ce qui rend l'eau de production très agressive. Le brut poursuit son traitement en aval, tandis que l'eau de production est réinjectée pour maintenir la pression des puits. Le client a récemment constaté une forte teneur en BSR (bactéries sulfato-réductrices) dans cette eau. On suppose qu'elle contribue à la corrosion observée dans le système. La corrosion est mesurée de manière classique à l'aide de coupons de corrosion.
Le client a fixé la limite de corrosion à 0,0076 mm par mois ; les valeurs réelles sont nettement supérieures. La durée de vie des équipements s'en trouve donc fortement réduite. La concentration de BSR est elle aussi trop élevée : alors que 100 UFC/ml sont acceptés, les valeurs réelles ont atteint 6 000 et plus, comme le montre le tableau ci-dessus. Toutes ces valeurs sont des moyennes mensuelles, calculées en additionnant les mesures individuelles puis en divisant le total par le nombre d'échantillons ou de mesures.
Merus a été installé au début du mois de juin sur toutes les conduites d'alimentation de la cuve surveillée. Pour évaluer l'évolution après l'installation, nous avons comparé la vitesse de corrosion moyenne des 4 mois précédents à celle des 4 mois suivants. Le mois de l'installation n'a pas été pris en compte, car Merus n'était pas présent pendant toute cette période et aucun résultat clairement attribuable n'était donc attendu. En comparant la moyenne des 4 mois précédents, indiqués en rouge, à celle des 4 mois suivants, indiqués en vert, nous obtenons les résultats suivants :
Vitesse de corrosion avant Merus : 0,14325 mil par mois
Vitesse de corrosion après Merus : 0,015775 mil par mois
Le résultat est très net : au cours de la deuxième période, la vitesse de corrosion est presque 10 fois plus faible que pendant la première. Merus n'a pas atteint l'objectif fixé par le client, mais une corrosion 10 fois plus faible indique que les équipements dureront beaucoup plus longtemps qu'auparavant.
En parallèle, nous avons examiné les BSR, considérées comme responsables de la forte vitesse de corrosion. Les résultats sont ici moins nets. Cela peut être lié aux difficultés de ces mesures. Une tendance à la baisse des BSR apparaît également, mais la comparaison avec la vitesse de corrosion semble révéler une anomalie.
Merus a déjà observé ce phénomène ailleurs : même si les BSR restent présentes, à une concentration certes plus faible, la corrosion diminue de manière plus importante. D'un point de vue théorique, nous voyons une corrélation, mais il est encore trop tôt pour en parler ici. Nous allons approfondir cette question et mettrons notre page à jour dès que des éléments probants seront disponibles.
Conclusion :
Les données montrent très clairement :
Une corrosion 10 fois plus faible a un effet considérable sur le cycle de vie de ce système. Nous connaissons des conduites dont la durée de vie prévue était de 30 ans, mais qui tombe à moins de 5 ans au vu des vitesses de corrosion réellement mesurées.
Les photographies documentent l'installation décrite ; les résultats sont ceux rapportés dans l'étude de cas MERUS originale. Page source: merusoilandgas.com/corrosion-rate-and-srb
Études de cas associées
Avez-vous un procédé similaire ?
Décrivez-nous votre installation et vos conditions d'exploitation – nous évaluerons si un anneau MERUS convient.
Parler de votre application info@merus.de
